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JOUR 1 > RIO DE JANEIRO : LEBLON, IPANEMA, LAGOA

  • Photo du rédacteur: Eric Poulhe
    Eric Poulhe
  • 8 août 2016
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 avr. 2020

L’avion décolle de Roissy à 23h30, pour un vol de nuit de 12 heures à destination de Rio. Le voyage s’est passé plutôt péniblement. En fait, j’ai eu l’immense privilège de tirer le gros lot avec mon voisin de siège, une version Péponne à la sauce brésilienne. Certainement stressé par le vol, ce brave homme n’a rien trouvé mieux que de se détendre en sifflant une mignonette de whisky. Je vous laisse imaginer la nuit dans l’espace réduit d’une cabine d’avion : ronflements, soubresauts, glissement inexorable sur ma personne, annexion de mon espace vital… Bref, les aléas d’un billet pris en classe économique, même sur Air France !

Atterrissage à 06:40 heure locale. Les formalités d’entrée sont, une formalité ; et la récupération des bagages un peu longue mais sans problème. Après obtention de reals brésiliens, direction l’arrêt de bus 2018 qui me déposera à la volée au bord de la voie rapide passant à la plage de Botafogo. Dès que je peux me situer, je me dirige sans trop de peine vers la place de Botafogo où je pourrai attraper le Bus NA Superficie pour Jardim Botanico. C’est l’heure de pointe et pas facile de se faufiler dans le bus avec un sac de voyage de 20 kilos. Heureusement les Brésiliens sont sympathiques et prévenants, et m’aident à le passer par-dessus le tourniquet. Une demi-heure plus tard, un signe de la main du contrôleur m’indique que je suis arrivé à ma station Jardim Botanico.

Il est huit heures. La rue s’anime. Je trouve aisément mon chemin et longe le jardin botanique en tirant mon sac à roulette pendant un bon quart d’heure avant de rejoindre mon hébergement bed and Breakfast, le Pouso Verde.

L’accueil par Monica est très chaleureux. Elle ne parle pas d’autre langue que Portugais et s’en va chercher son mari Marcos – dire Marquouche – un grand Brésilien au profil yougoslave qui parle au moins cinq langues dont le français. La classe ! Il sera mon référent local dit Huggy les bons tuyaux.

La chambre est petite mais très fonctionnelle et propre, avec une vue imprenable sur le Corcovado qui, ce matin, est dans les nuages. A cent mètres démarre le parc de Tijuca et sa forêt tropicale. On est bien au Brésil.


Rua Caminhoa du Pouso Verde # Brésil, Rio de Janeiro, Jardim Botanico


La Coccinelle Volkswagen garée dans la rue Caminhoa du Pouso Verde # Brésil, Rio de Janeiro, Jardim Botanico

Les racines sous la grille # Brésil, Rio de Janeiro, Jardim Botanico

Après m’être débarrassé de mon sac de voyage, je pars en reconnaissance à pied vers Ipanema, via le bassin de Lagoa où se passent en ce moment les épreuves d’aviron. En longeant le bassin par la piste cyclable qui fait le tour du plan d’eau, je suis effaré de m’apercevoir qu’on peut suivre l’arrivée des courses aux premières loges à cinquante mètres de la ligne. Les Brésiliens sont nombreux à assister au spectacle agrippés au grillage, ou un peu plus loin, assis dans l’herbe avec une vue imprenable sur le Corcovado.


Le plein d'essence en hauteur # Brésil, Rio de Janeiro, Lagoa

Aux premières loges derrière le grillage à l'arrivée de l'aviron # Brésil, Rio de Janeiro, Lagoa

Moment de tendresse entre un père et sa fille assistant au loin aux épreuves d'aviron # Brésil, Rio de Janeiro, Lagoa

Ilha dos Caiçaras # Brésil, Rio de Janeiro, Lagoa

Le quartier d’Ipanema au niveau du canal qui marque la limite avec Lebon, est résidentiel et plutôt huppé.


Les feuilles # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema


Le tronc et les racines d'un arbre tropical # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Le tronc torturé # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Le culte de la chirurgie esthétique # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Le fleuriste # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Le marché de fruits et légumes sur lequel je tombe par hasard est très coloré. Les commerçants sont souriants, volubiles et très sympathiques. J’achète un régime d’une dizaine de petites bananes pour 4 reals qui me caleront pour le déjeuner. J’en profite également pour me désaltérer avec du jus de coco directement extrait de la noix de coco coupée devant moi.


Le marché à côté de la station de métro Jardim de Alah # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema


La petite fille et sa pastèque # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Fier d'être supporter de Fluminense # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Le centre commercial de Leblon à deux pas est sur les mêmes standards que ceux des grandes capitales occidentales. Au regard des prix pratiqués, il n’a que peu d’intérêt et sa boutique olympique officielle, en plus d’être difficile à trouver, est ridicule. J’irai peut-être à celle de Copacabana de plus grande taille où je pourrai trouver mon bonheur.

Je rejoins la plage à la limite entre Leblon et Ipanema. La plage s’étend jusqu’à la pointe d’Aproador. Avec les immeubles avec vue sur l’océan, la route à deux fois trois voies, et les larges trottoirs, la plage ressemble un peu à la croisette de Nice, à la différence des galets qui ont été remplacés par du sable. En cette fin de matinée, la plage est quasiment vide. Le club allemand, carrément installé sur la plage, est fermé.


La plage de Leblon avec un ciel menaçant sur la favela de Vidigal et Morro Dois Irmaos # Brésil, Rio de Janeiro, Leblon

La plage déserte # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema


The "other" Girl From Ipanema # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema


Le culte du corps # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema


Le poste de secours 8 # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema


The Girl From Ipanema # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

En direction de la pointe d’Arpoador, je marche le long de la plage qui petit à petit se remplit. Depuis la pointe, la vue sur Ipanema et au loin la favela de Vidigal est splendide. Dommage qu’il y a un peu de brume de chaleur pour les photos. Il faudra revenir en fin d’après-midi pour assister au coucher de soleil.


Une blonde et une brune dans le vent à la pointe d'Arpoador # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

La petite plage à la pointe d'Arpoador # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Le Club autrichien à la pointe d'Arpoador # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Partie de foot à la pointe d'Arpoador # Brésil, Rio de Janeiro, Ipanema

Je reviens par le sud de Copacana et rejoins le Jardim Botanico en contournant la lagune par la droite. Le départ de l’aviron est à quelques mètres de la piste cyclable uniquement protégé par un grillage. Un peu plus loin je fais une pause sur un ponton et je vois passer les kayaks et les avirons qui s’entrainent sur l’eau comme si je faisais partie des équipes d’encadrement au bord du bassin.


La favela Pavão-Pavãozinho au-dessus du tunnel Sa Freire Alvim # Brésil, Rio de Janeiro, Copacabana

La joggeuse dans la vitrine # Brésil, Rio de Janeiro, Copacabana

Assise dans l'herbe face à au lac Rodrigo de Freitas # Brésil, Rio de Janeiro, Lagoa


Un canoë à l'entraînement # Brésil, Rio de Janeiro, Lagoa

De retour à l’hôtel, je prends une douche et j’ai bien la confirmation qu’il me faut un adaptateur pour le chargeur de mon ordinateur portable. J’essaierai demain de le trouver dans le centre de Rio. En revanche, pas de problème pour le chargeur de mon téléphone portable et celui de mes batteries d’appareil photo.

Le Club France se situe au club hippique à 15 minutes de mon hébergement. Le bracelet fourni par Air France en donne bien l’accès pendant toute la durée des Jeux. Le format du Club France est très réussi. Le public français, brésilien ou de tout autre pays peut accéder contre un droit d’entrée de 5 euros très accessible. Une fois passé la sécurité, identique à celle d’un aéroport, on prend une allée avec les stands des partenaires du CNOSF. Au bout de l’allée sur la gauche se trouve le plateau de France Télévision avec les différents journalistes, consultants et sportifs invités qui participent aux différentes interviews retransmises en direct sur la chaîne française. Le plateau surplombe un espace ouvert agréable avec des espaces de détente et la possibilité de suivre sur un écran géant les épreuves retransmises en direct. Une zone de restauration de type snack est disponible un peu plus loin. La célébration des médailles se fait dans un espace couvert avec une estrade et un second écran géant. Un peu à l’écart se trouve l’espace VIP avec lieu de restauration et de rencontre donnant sur les carrières.

De retour à la chambre, je me connecte pour regarder les résultats du kayak en slalom. Mauvaise surprise, Marie-Zélia Lafont ne passe pas le cap des qualifications ! Même si ce n’est pas complètement surprenant au vu de certaines de ses courses cette saison, c’est une première pour l’équipe de France de Slalom qui ne place pas tous ses bateaux en finale aux Jeux Olympiques. J’espère juste que ça ne vas pas plomber l’ambiance et influer sur les performances des autres compétiteurs.

Il est temps de dormir. Demain les choses sérieuses commencent avec les demi-finales du canoë monoplace avec Denis Gargaut-Chanut. Et pourquoi pas une surprise !


 
 
 

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