Quand la nature reprend ses droits
France, Paris, avenue Parmentier
Dans le cœur minéral des villes, où le béton et le bitume étouffent la terre, où les rues sont bruyantes, saturées de voitures et de pollution, où la hauteur des immeubles laisse peu de place à la lumière et au soleil, la nature semble absente. Tout est conçu pour la repousser : routes et trottoirs lisses, revêtements imperméables, espaces asphyxiés. Pourtant, malgré cet environnement hostile, la vie persiste. Entre les fissures des pavages, les mauvaises herbes dressent leurs tiges obstinées. Des fleurs sauvages éclatent parfois en touches de couleur et des plantes tenaces percent le goudron. Comme le chantait Maxime Forestier dans Comme un arbre dans la ville, issu de son premier album en 1972, les citadins ont tant besoin de cette touche de vert, de cette présence vivante au milieu de l’artificiel. La photographe Anna Cherednikova a également immortalisé cette résistance dans sa série Unwanted réalisée en 2018, où elle met en lumière les mauvaises herbes, ces plantes indésirables qui fleurissent là on ne les attend pas. Dès qu’elle le peut, la nature reprend ses droits. Elle colonise les interstices, transforme les espaces oubliés en havres de biodiversité. Elle ne se laisse pas effacer et nous rappelle, qu’il est urgent de la préserver, qu’il faut compter sur elle, car elle est bien plus forte que nos constructions.

# septembre 2026




Commentaires