Fier comme un bar-tabac !
- Eric Poulhe
- il y a 2 jours
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
France, Paris, République Saint-Ambroise
Un expresso… au comptoir, un paquet de Gitanes… sans filtre, un ticket de Loto, s’il vous plait ! Bienvenue dans le bar-tabac en bas de chez soi ou du « rade » sur la place du village. « Le nombre de licences IV est passé de 200 000 licences IV dans les années 1960 à approximativement 40 000 aujourd’hui. », déclarait le premier ministre Édouard Philippe à La Voix du Nord. Les Français les fréquentent de moins en moins, sans doute parce que ces commerces évoquent des espaces marginalisés et déclassés. Le Balto de centre-ville, principalement dans les grandes agglomérations, est l'archétype de cette forme de déclassement. Il n’attire plus que les exclus de la montée en gamme du quartier qui n’ont ni les codes sociaux ni les moyens financiers d’accéder aux cafés de nouvelle génération. Pour caricaturer, aux « bobos » les coffee shop et les salons de thé cosy, aux « prolos » et aux ivrognes les bars-tabac. Ces lieux emblématiques étaient pourtant un vecteur de cohésion sociale, dans une ambiance authentique et pittoresque. Ils ne sont pas condamnés à mourir, si tant est que leurs propriétaires se donnent la peine de les faire évoluer, avec un subtil dosage entre l’héritage populaire des bistrots et le meilleur des coffee shops.

# octobre 2022
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