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FESTIVAL L’HOMME ET LA MER
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SEBASTIAN ROJAS > INRI DE LOS PAISAJES

 

Au Chili, pendant la dictature militaire, plus de 40 000 victimes ont été dénombrées, en considérant les personnes assassinées, détenues, disparues, emprisonnées et torturées. Cette série photographique évoque les cicatrices de la côte du désert d’Atacama, témoin de cette tragédie. « Imaginez un chemin de mer sans fin qui se brise sur la côte disgracieuse. Écoutez ce rugissement insolent et constant, qui résonne dans différentes tonalités : Mi, Ré, Fa. Soudain, la mélodie est interrompue par un son étranger. Métal. La couleur grise recouvre tout. Le paysage, désormais silencieux, témoigne d’une scène macabre : des dizaines de paquets, lancés depuis des hélicoptères, ouvrent des trous éphémères dans la mer éternelle. Ce sont des corps. Corps de femmes et d’hommes du Chili, rejetés pour penser différemment. À partir de cette heure sombre, et pour les années à venir, l’océan qui baigne les côtes chiliennes sera pour beaucoup, synonyme d’absence et d’injustice. À travers une série de 21 photographies, Sebastián Rojas nous invite à aborder cette mémoire. Habiter le paysage comme une pièce d’un puzzle inachevé, comme une scène et un témoin de l’histoire d’un pays qui oublie souvent la violence de son passé récent. » Carla Redlich.

 

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RODRIGO GOMEZ ROVIRA > ANVERS 1996 VALPARAÍSO

 

Après plus de 20 ans d’exil en France, Rodrigo Gomez Rovira embarque en 1996 pour 45 jours de traversée sur un cargo polonais afin de rejoindre le Chili. Il réalise alors les premières photographies de son pays natal, et s’y installe.

« Au début des années 90 je travaillais dans la commune de Colombes, en région parisienne, j’étais le photographe municipal. Mes parents et mes frères étaient rentrés au Chili 6 ans auparavant, lorsque la démocratie fut rétablie. C’était très étrange d’être chilien en France sans connaître le Chili. Je ne connaissais mon pays que par les histoires que me racontaient mes adultes. Alors mon désir d’aller vivre au Chili grandissait. C’est ainsi que l’idée m’est venue de repartir en bateau pour le Chili. » Rodrigo Gomez Rovira.

 

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20 PHOTOGRAPHES > VALPARAÍSO 2010-2022

 

« Le Festival international de la photographie de Valparaíso est un champ d’expérimentation, qui s’articule dans un métissage de cette condition identitaire et de notre désir de prendre conscience de ce présent vivant. Les créations que nous promouvons avec les résidences photographiques entre autres, proposent d’articuler des récits visuels où un point de vue s’impose plus que la virtuosité photographique. Cette série de 20 photographies est une expérience de plus, où nous avons collecté des images de 20 photographes pour transmettre une sensation de ce qu’est Valparaíso. » Rodrigo Gómez Rovira.

 

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COLECTIVO MIGRAR > L’HOMME ET LA NATURE

 

L’intervention des hommes dans le paysage et l’exploitation massive des ressources de la nature depuis plusieurs décennies ont eu des conséquences terribles sur plus de 4 270 kilomètres de côtes que possède le Chili. Un centre commercial au bord de la mer, une centrale thermoélectrique, des élevages de saumon ou des immeubles résidentiels ne sont que quelques-uns des problèmes qui affectent les gens qui vivent au bord de la mer. Une mer pillée par l’homme, une mer brisée, une mer méprisée. De temps en temps, la mer furieuse détruit les côtes, emportant des maisons, des immeubles, des voitures, des hôtels, des restaurants et l’homme aussi.

 

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CRISTOBAL OLIVARES > EL SUR ENTRE LOS MARES [LE SUD ENTRE LES MERS]

 

Le détroit de Magellan est une voie maritime située à l’extrême pointe sud de l’Amérique du Sud, entre la Patagonie et la Terre de Feu. De nos jours, cette région jusqu’alors préservée est fortement menacée par l’industrie de la pêche. Ainsi, les conséquences sur les écosystèmes pourraient être catastrophiques. « Tu sais que ton voyage signifie accéder à une langue où les mots font naufrage dans les bras du silence, le portail qui se détache comme une table et une offrande. Pourtant, tu insistes à photographier cet exploit et à embaumer l’instant où l’après-midi se brise, cette légèreté qui gravite dans la marée, ce pacte avec la mort auquel les équipiers perdus dans la nuit des temps auront recours, sans autre boussole que l’émerveillement, avec pour unique carnet de route une image qui perpétue son souvenir dans les malles de la mémoire. » Oscar Barrientos.

 

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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