FESTIVAL L’HOMME ET LA MER
LE GUILVINEC - CÔTÉ MER

GASTÓN BAILO > 5 MILES
Cette série photographique se déroule au port de pêche de Valparaíso, au Chili, la région qui compte le plus grand nombre de pêcheurs. Des lois sur la pêche protègent aujourd’hui les intérêts des grands navires et des sociétés économiques et commerciales qui prennent le contrôle de la mer et expulsent les pêcheurs artisanaux. Ces pêcheurs développent des méthodes de pêche traditionnelles, non destructrices et sélectives des espèces, au contraire des navires industriels qui négligent l’environnement. Les lois, en faisant pression sur les pêcheurs artisanaux, visent à créer des ports plus compétitifs et adaptés aux besoins du marché mondial. L’histoire ondule comme une vague sur la mer submergeant la vie des pêcheurs ; seule demeure leur mémoire...
Sélection

5 Miles Au milieu de l’océan, dans la brume, Domingo pêche un gros poisson. # Valparaíso, Chili – 2017-2019

5 Miles Un pêcheur allume sa cigarette en pleine mer. # Valparaíso, Chili – 2017-2019

5 Miles Retour de mer, un pêcheur se repose dans son bateau. # Valparaíso, Chili – 2017-2019

5 Miles Au milieu de l’océan, dans la brume, Domingo pêche un gros poisson. # Valparaíso, Chili – 2017-2019
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IRÈNE JONAS > LA SAGA DES BARAS
Irène Jonas est connue et reconnue à force d’arpenter les quais du port de pêche du Guilvinec-Léchiagat et d’échanger avec tous depuis des années. Cette série est issue d’un travail photographique réalisé pour un ouvrage sur l’Armement Bigouden « La saga des Baras ». Pendant 50 ans, quinze navires ont ainsi porté le nom des Baras. Elle a su saisir par sa sensibilité de photographe et de sociologue toute la beauté, la force et la fragilité de cette activité autour de la pêche, en même temps que la pugnacité, la passion et les doutes des travailleurs de la mer et de la filière en amont et en aval du port. En 1978 un premier bateau démarre aux chantiers Pierre Glehen, le Bara Pemdez. « Bara Pemdez, cela veut dire le pain quotidien, mais le pain quotidien, c’est le pain des jours ordinaires dixit Pierre-Jakez Hélias », raconte Alain Jadé.
Sélection

La saga des Barras Le plus pénible c’est le mauvais temps, on est sur un bateau qui bouge, on cherche des appuis, on se fatigue avec la mer et le vent. Quand i lfait beau, franchement c’est un métier super plaisant. # Guilvinec-Léchiagat, France - 2022

La saga des Barras Le matin du jour de la débarque, l’Armement bigouden m’appelle pour me dire le tonnage du bateau et le type de pêche. En fonction de ce qu’ils me disent, je vois si l’équipe de dockers de l’Armement est suffisante ou s’il faut faire appel à un service extérieur. # Guilvinec-Léchiagat, France - 2022

La saga des Barras Le thon ça prend beaucoup de temps, avant que les bateaux ne partent il faut changer tous les chaluts. Généralement, j’apporte le matériel et quand l’équipage arrive, on peut attaquer tout de suite. # Guilvinec-Léchiagat, France - 2022

La saga des Barras Le plus pénible c’est le mauvais temps, on est sur un bateau qui bouge, on cherche des appuis, on se fatigue avec la mer et le vent. Quand i lfait beau, franchement c’est un métier super plaisant. # Guilvinec-Léchiagat, France - 2022
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ANDREW MCDOWELL > GAZA SURF CLUB
La liberté de déplacement des Palestiniens sur la bande de Gaza a été si restreinte ces dernières années que le territoire a été surnommé « la plus grande prison en plein air du monde ». Découvrir du surf à Gaza est à la fois surprenant et tout à fait naturel. Dans une région où le récit commun est conflit et la vie quotidienne est marquée par la lutte constante, le surf offre un moyen d’évasion. Le sport à Gaza en est encore à ses débuts ; depuis le premier surfeur au milieu des années 80, il y a maintenant 23 surfeurs, chacun a sa propre planche et en empruntent d’autres dès qu’ils le peuvent. Comme il est impossible de trouver de l’équipement dans la bande de Gaza, des donateurs internationaux offrent planches et combinaisons. Avec plus de moyens, le surf pourrait prospérer. Pour l’instant, cette communauté est petite, mais seuls quelques-uns échappent à l’isolement et retrouvent une liberté, à chaque arrivée de houle.
Sélection

Gaza Surf Club Les chevaux et leurs propriétaires se baignent dans la mer Méditerranée. La mer est le moyen d’évasion le plus recherché pour échapper aux problèmes quotidiens. # Gaza, Palestine – Années 2010

Gaza Surf Club Amer Aldos rentre dans l’eau en même temps qu’un cheval va se baigner. # Gaza, Palestine - Années 2010

Gaza Surf Club Mohammed Abu Jayad apprend à son fils à surfer dans sa maison au camp de réfugiés de Shati sur la bande de Gaza. Abu Jayad est le chef des surfeurs de Gaza et l’un des pionniers de ce sport sur cette côte enclavée. # Gaza, Palestine - Années 2010

Gaza Surf Club Les chevaux et leurs propriétaires se baignent dans la mer Méditerranée. La mer est le moyen d’évasion le plus recherché pour échapper aux problèmes quotidiens. # Gaza, Palestine – Années 2010
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OLIVIER JOBARD > À L’ÉCOLE DE LA MER
Une nouvelle génération de marins pêcheurs s’apprête à prendre la mer. Ce n’est plus celle des enfants de pêcheurs, formés dans le savoir familial. Ils sont aujourd’hui rejoints par d’autres jeunes, précaires, qui se retrouvent en apprentissage au gré des hasards de la vie. Ensemble, ils devront apprendre à faire corps : devenir marin pêcheur tient d’une conversion identitaire. Les métiers de la mer sont toujours un monde à part. Ils sont emblématiques d’une tradition de courage ancrée dans la société française, avec une forte dimension symbolique. Celle de l’aventure, du risque et du sauvetage inconditionnel en mer.
Sélection

À l’école de la mer Francis Merle, Congolais « Les qualités pour être un bon marin : être soi-même dans sa totalité, être sage, apprécier l’instant présent comme si on l’avait toujours désiré. Il faut de l’honnêteté et l’amour du travail bien fait. » # La Turballe, France - 2022

À l’école de la mer Francis Merle, Congolais « Je ne dis pas que c’est magnifique car il y a toujours un degré d’amertume, pour des raisons qui nous sont propres. Il faut travailler sur soi pour être en paix à bord avec les autres marins. » # La Turballe, France - 2022

À l’école de la mer Mohamed Afroul, Afghan « La mer, c’est un espace de liberté, une sensation d’autre chose. C’est calme et effrayant. D’un côté, la beauté, de l’autre la puissance et au milieu, on est rien. En mer, je me sens libre. J’ai pas de souci. Le seul truc qui compte c’est la mer. » # Saint-Malo, France - 2022

À l’école de la mer Francis Merle, Congolais « Les qualités pour être un bon marin : être soi-même dans sa totalité, être sage, apprécier l’instant présent comme si on l’avait toujours désiré. Il faut de l’honnêteté et l’amour du travail bien fait. » # La Turballe, France - 2022
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FRÉDÉRIC MERY > AMA SAN
Le terme « Ama San » peut se traduire littéralement par « femme de mer ». Vêtue de son costume traditionnel de couleur blanc elle part à la pêche aux fruits de mers, pour subvenir en partie aux besoins de sa famille. Dans une société Japonaise à la tradition patriarcale bien trop ancrée, elles faisaient figure de pionnières, inversant parfois les codes qui régissaient les rapports homme/femme de l’époque. Jeunes pour la plupart, émancipées, elles se posaient en modèle pour de nombreuses jeunes japonaises, de la période d’après-guerre à la fin des années 80. La technique reste la même : deux plongées matinales, une descente entre 5 et 10 mètres de profondeur en moyenne et des apnées bien souvent supérieure à 1 minute. Ce projet vise à documenter le travail et la vie de ces femmes de nos jours, car cette tradition est vouée à disparaître en raison des conditions de travail difficiles et du réchauffement climatique.
Sélection

Une plongeuse Ama essayant son masque avant de s’apprêter à plonger. Beaucoup d’entre elles utilisent du matériel de plongée en apnée rudimentaire se reposant en grande partie sur leur excellente connaissance de la mer. # Péninsule d’Ise-Shima, Japon – Années 2020

Une plongeuse Ama reprend sa respiration en s’aidant d’une bouée au large des côte japonaises. # Péninsule d’Ise-Shima, Japon – Années 2020

Barbecue de fruits de mer improvisé pour un groupe d’Ama à l’issu d’une session de pêche. # Péninsule d’Ise-Shima, Japon – Années 2020

Une plongeuse Ama essayant son masque avant de s’apprêter à plonger. Beaucoup d’entre elles utilisent du matériel de plongée en apnée rudimentaire se reposant en grande partie sur leur excellente connaissance de la mer. # Péninsule d’Ise-Shima, Japon – Années 2020
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