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Affiche Festival l'Oeil urbain.jpg

FESTIVAL L’OEIL URBAIN

PARVIS DE L’HÔTEL DE VILLE ET RUE DU TROU PATRIX 

 

KIBUUKA MUKISA OSCAR > BREAKING AFRICA

 

Breakdance sur le continent africain — que ce soit en Ouganda, au Rwanda, au Kenya, en Tanzanie ou encore au Congo — cette discipline joue un rôle vital dans l’émancipation des jeunes. Kibuuka se voit comme un témoin de ce mouvement avec pour objectif de retracer son histoire. Comme il le dit lui-même, son but avec ce travail photographique est de « donner le sourire au monde ». À travers sa série « Breaking Africa », il veut montrer l’impact positif du Breakdance sur la vie des habitants. Privilégiant les photos des danseurs dans leur environnement, il les photographie aussi bien en zones rurales que dans les villes, montrant l’ampleur de ce phénomène. Ce qui a fasciné le photographe c’est qu’à travers cette forme de danse, c’est aussi l’égalité des sexes et la liberté d’expression qui priment.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥♥

 

ROMAIN LAURENDEAU > POISSON MAMAS

 

Une femme en boubou aux couleurs vives s’active autour d’un large brasier posé à même le sol. Partout autour d’elle on retrouve une épaisse fumée mêlée d’une très forte odeur de poisson en décomposition. Cela se passe près de Rufisque au Sénégal, sur un ancien marécage coincé entre la plage et l’une des plus grandes cimenteries d’Afrique de l’ouest. C’est ici que de petits groupes de femmes achètent le poisson frais, le fument, le salent et le sèchent pour le conserver, avant de le revendre perpétrant ainsi une tradition vieille de plusieurs siècles. Ce ne sont pas seulement de véritables chefs d’entreprises dont les produits se retrouvent partout au Sénégal et dans les pays limitrophes, mais aussi des mères sur lesquelles se repose toute la famille. Dans un pays où le poisson est la principale source protéinique animale, on comprend alors aisément pourquoi elles sont considérées comme l’une des fiertés nationales. Mais ces dernières années, le poisson se fait de plus en plus rare, conséquence de la surpêche traditionnelle et des chaluts légaux et illégaux asiatiques et russes. Sans compter l’implantation d’une dizaine d’usines coréennes vouées, à terme, à acheter le poisson pour le transformer en farine animale et le vendre sur les marchés asiatiques et européens. C’est l’histoire de ces femmes courageuses à l’avenir plus que jamais menacé, qui tous les jours se battent pour s’occuper et subvenir aux besoins de leurs familles, s’acharnant à fumer et à sécher un poisson qui assure la sécurité alimentaire du plus grand nombre.

Sélection

Commentaire ♥♥♥♥

© 2017 Eric Poulhe Photographie

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