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Affiche Festival l'Oeil urbain.jpg

FESTIVAL L’OEIL URBAIN

LA COMMANDERIE SAINT-JEAN 

 

GUILLAUME ZUILI > MEMORY LANE

 

« Je suis parti du centre avec le Moulin comme cathédrale, puis j’ai élargi mon cercle à d’autres bâtiments, qui ont marqué l’empreinte de cette ville. Notamment Hélio qui est une gigantesque imprimerie ou encore le centre de semi-liberté. ». Afin de rendre compte de l’héritage industriel de la ville et de son architecture, Guillaume Zuili travaille exclusivement en argentique et utilise un procédé de chimie appelé Le Lith pour révéler ses images. « Le Lith a été pour moi une découverte essentielle qui m’a permis de développer une écriture qui m’est propre. Il me permet d’obtenir des tirages puissants avec des noirs d’une densité incroyable qui sont associés à des demi-teintes crème et des beiges pâles dans les hautes lumières. » Le travail de cette résidence sera restitué à la Commanderie Saint-Jean durant toute la période du festival.

 

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PASCAL MAÎTRE > QUAND L’AFRIQUE S’ÉCLAIRERA

 

« L’Afrique ne peut continuer à éclairer les autres continents grâce à ses ressources en restant elle-même dans l’obscurité. » Macky Sall, Président Sénégalais « Quand l’Afrique sera mieux éclairée, le monde la verra d’un autre œil. » Kofi Annan « Seuls 25% des habitants d’Afrique subsaharienne ont accès à l’électricité, cet approvisionnement est très irrégulier. Ce chiffre chute à 7% en zone rurale. Au total, 48 pays africains habités par 800 millions de personnes génèrent une production d’électricité équivalente à l’Espagne qui n’a que 45 millions d’habitants ! La bataille entre la croissance démographique et la production d’électricité semble perdue d’avance, d’ici à 2030 ils seront 45 millions de plus à ne pouvoir en disposer. Le délestage devient alors « détestage », un sujet de discussion majeur qui cristalise la colère. Bien au-delà du confort et de la qualité de vie, on oublie l’effet domino que la pénurie d’électricité entraîne. Obstacle majeur à la croissance, elle freine l’industrialisation, provoque un chômage massif qui amplifie les tensions, l’insécurité et l’émigration vers l’Occident. Dans le domaine de la santé, les cliniques et les hôpitaux ne fonctionnent ni normalement, ni régulièrement. Les vaccins comme les denrées alimentaires ne peuvent être conservés. Les lampes à kérosène, qui abîment les yeux avec leur fumée provoquent de nombreux accidents domestiques, des brûlures et des incendies. Au Bénin un villageois me confie que, dès 18h, il a l’impression d’entrer dans un tombeau. Une situation qui limite aussi l’accès à l’éducation interdisant à tous ceux qui le souhaitent d’étudier dès lors que la nuit tombe. »

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JODI BIEBER > SOWETO

 

« Dans l’esprit des connaisseurs, les principales références à Soweto sont les photos de Sam Nzima sur Hector Pieterson, un écolier sud-africain mort durant les émeutes de Soweto en 1976 ; la rue Vilykazi où se trouve la maison de Nelson Mandela ; Baragwanath, le plus grand hôpital d’Afrique ; les histoires sur la pauvreté, le VIH et les rues poussiéreuses des townships et leur criminalité endémique. Mais durant mes séjours à Soweto, j’ai réalisé que, dans le monde des médias, les images de la vie ordinaire sont rarement montrées. À Soweto, j’ai vu tellement plus que cela. À cette époque, j’ai su que je voulais créer un projet qui défiait les stéréotypes ; cela se traduisait notamment par la vision qu’avaient les habitants de Soweto quant à leur environnement. Soweto fonctionne d’une façon totalement différente des autres banlieues de Johannesburg. J’étais admirative de la façon dont les gens occupent l’espace public. Les enfants jouent sur le trottoir (les matchs de foot sont arbitrés dans la rue). Je suis allée à des mariages, des funérailles, et même à une fête d’anniversaire sur le thème de Barbie ; j’ai photographié les hommes les mieux habillés de la ville, l’ancienne comme la nouvelle génération ; j’ai photographié une jeune fille avec un anaconda qui sensibilisait les gens à l’univers des serpents ; j’ai observé la communauté homosexuelle en passant par les couples métissés, les sorciers ; j’ai raconté l’espace public autant que la sphère privée, les intérieurs comme les paysages. J’espère que ces images vous laisseront une impression positive et que vous poserez un regard différent sur cette ville et ses habitants. »

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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