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Affiche Festival Photo La Gacilly 2019.j

FESTIVAL DE LA GACILLY 

MARAIS  

JARDIN DU RELAIS POSTAL, JARDIN DES MARAIS, CHEMIN LIBELLULES

FESTIVAL LA GACILLY Zone 2 Marais.jpg

 

ALEXEY TITARENKO > SAINT-PETESBOURG, LA VILLE DES OMBRES

 

« Alexey Titarenko ne s’intéresse pas à une action ou à un événement extérieur, mais à la mélodie d’un état intérieur. Il l’a entendue en lui-même, en se promenant dans le quartier de Kolomna, où vivaient et souffraient les héros de Dostoïevski. Les passants qui cheminent aujourd’hui sur les quais du canal Griboïedov et de la Fontanka, ou près du marché au Foin, ressemblent à ceux que pouvait rencontrer ce grand écrivain. L’obscurité diaphane, tendre et bleutée, devient omniprésente et atténue les différences entre les éléments. Elle les recouvre, les rapproche et permet ainsi une accalmie temporaire. La lumière faiblarde et l’ombre glissante se rencontrent avec harmonie et enveloppent les bâtiments, les arbres et les êtres, qui semblent unis par un mystère tragique. Nous venons de pénétrer par la musique de la mélancolie, dans le monde d’Alexey Titarenko. » C’est ainsi que le critique d’art Georges Golenki décrit le travail de ce photographe russe installé aujourd’hui à New York. Cette exposition présente deux séries complémentaires : La nomenklatura des Signes, des photomontages et collages réalisés par l’artiste à ses débuts avant la chute du communisme entre 1985 et 1991 ; et Ville des Ombres, un portrait onirique de Saint-Pétersbourg avec des photographies réalisées entre 1991 et 2000.

 

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JUSTYNA MIELNIKIEWICZ > UKRAINE ET KAZAKHSTAN, LES SENS D’UNE NATION

 

C’est l’histoire de deux pays qui se sont émancipés de l’emprise de l’Empire soviétique pour retrouver l’âme de leurs racines. Quand, après la chute du Mur, certains pays sont restés sous l’hégémonie de la Russie, d’autres, comme l’Ukraine et le Kazakhstan, ont tenté de s’en détacher afin de retrouver ce qui compose l’ADN de leur terre et de leur peuple. « Essayer de comprendre le sens du mot nation est central dans mon travail », explique Justyna Mielnikiewicz, polonaise de naissance, géorgienne de cœur, citoyenne du monde, qui a exploré en profondeur ces deux pays limitrophes de la Russie. La photographe, membre de la jeune agence MAPS, met en exergue le brassage culturel et ethnique de ces populations qui ont vécu 70 ans dans une Union sans frontière et explore, dans le temps, ces nouvelles républiques comme des sphères d’influence en constante évolution. Autant d’éléments qui contribuent à la formation de l’identité nationale et façonnent l’essence d’une nation.

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YURI KOZYREV & KADIR VAN LOHUIZEN > ARCTIQUE : NOUVELLE FRONTIÈRE. UNE DOUBLE EXPÉDITION POLAIRE

 

Si l’Arctique est considéré comme une « sentinelle » du changement climatique, c’est en raison de l’amplification du réchauffement sans précédent que connaît cette région du monde avec des conséquences planétaires tant en termes d’élévation du niveau de la mer, de gaz à effet de serre, que de bouleversements géopolitiques. De la fonte des glaces à l’ouverture de nouvelles routes commerciales et touristiques en passant par la militarisation, l’exploitation des ressources ou l’impact sur les peuples autochtones, ce travail réalisé de concert par le Russe Yuri Kozyrev et le Néerlandais Kadir van Lohuizen permet, pour la toute première fois, grâce au soutien du Prix Carmignac du photojournalisme, d’avoir une vision globale de l’état de la région aujourd’hui. Deux photoreporters membres du collectif NOOR, deux aventures. L’une par le côté Russe, l’autre par le passage occidental. Un voyage de six mois et de 15 000 kilomètres autour du cercle arctique.

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ELENA CHERNYSHOVA > VIVRE DANS LE GRAND FROID

 

À Norilsk, en Russie, il fait -40°C en décembre, avec 130 jours de tempêtes de neige par an. À Vyksa, dans l’oblast de Nijni Novgorod, les membres du club de natation local se baignent toute l’année dans des eaux glacées pour renforcer leur immunité. Au point le plus au nord de la traversée mythique du Nord-Est, les marins du Fedor Ushakov bravent les vents polaires et brisent la banquise pour relier Mourmansk et le cap Dejnev. Le travail d’Elena Chernyshova est un voyage au bout de la nuit ; mais c’est aussi un voyage au bout du froid. À l’heure où le réchauffement climatique bouleverse les saisons et modifie l’écosystème de notre planète, la photographe russe s’est intéressée à documenter le mode de vie de ces hommes et de ces femmes qui ont appris à vivre dans des conditions hostiles, à vivre dans le silence assourdissant du grand froid.

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CHARLES DELCOURT > ISLE OF EIGG

Située sur la côte ouest de l’Ecosse, Eigg est une petite île des Hébrides intérieures dont les habitants se sont rendus célèbres il y a 20 ans en lançant une initiative peu commune : racheter leur île pour y développer un modèle d’autogestion citoyenne dans le respect total de leur environnement. En 2008, les habitants réalisent une première mondiale en développant leur propre réseau de production énergétique. Aujourd’hui, les jeunes reviennent pour y vivre et la communauté grandit, s’ouvrant à ceux qui souhaitent s’installer le long de la seule route de l’île et s’impliquer dans la vie locale et la concertation citoyenne qui guide cette vie en société. On y trouve une brasserie, des équipements touristiques, de la vannerie, des festivals de musique, des résidences artistiques, un traiteur bio… de nombreuses initiatives portées par les insulaires qui célèbrent ensemble leurs 20 années d’autogestion. Au travers de ce documentaire, Charles Delcourt soulève un enjeu majeur du discours environnemental : la capacité à se projeter dans un autre futur, à raconter ces alternatives possibles et à réinventer ensemble le monde de demain.

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JULIEN MAUVE > L’ÎLE AUX LIBELLULES

Sur l’île aux libellules, l’homme est partout et nulle part à la fois. Cette série aux paysages silencieux nous projette dans un monde frappé par les crises économiques, la violence et les catastrophes naturelles. Dans ces images sans ciel, où la nature reprend ses droits, l’humanité n’est plus. Ses dernières traces disparaissent petit à petit sous la végétation créant une atmosphère étrange, où la présence humaine semble de trop dans ces territoires sauvages. Entre bienveillance et menace, ces images montrent les séquelles d’un monde façonné par l’homme, dont le temps semble suspendu en attendant son retour. Préoccupé par la cause écologique, Julien Mauve s’interroge sur notre quête perpétuelle de conquête de nouveaux espaces et d’exploitation de notre environnement. Habitué à la fiction, le photographe nous propose ici un imaginaire à la fois poétique et post-apocalyptique. Et si, face à l’urgence environnementale actuelle, l’humanité échouait ?

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MARINE LECUYER > BURNING

La survie, ou l’effondrement ?

« À l’heure où l’humanité semble repousser sans cesse les frontières qui la séparent d’un désastre environnemental majeur, la question paraît légitime. Dans Burning, l’eau a disparu, et il est déjà trop tard. Entre réel et imaginaire, la série invite à cheminer à travers les vestiges d’un monde qui brûle, et dans lequel l’homme se confronte à sa propre disparition. Dans cette dystopie, fragments, traces et souvenirs tissent la trame d’un récit intime et questionnent la relation que nous entretenons avec notre planète - sur laquelle tout est encore possible. » C’est lors d’une itinérance en Californie que la série Burning naît dans l’esprit de Marine Lécuyer. Dans l’immensité des paysages arides de l’ouest américain, alors que certains habitants n’y ont pas accès, l’eau devient véritablement une question de survie. C’est d’ailleurs l’un des premiers conseils pour traverser ces régions : prévoir de l’essence et de l’eau. Dans Burning, la photographe imagine un monde où l’eau aurait disparu, confrontant le spectateur face à ses propres choix pour le futur et confortant le potentiel de la fiction, pour la photographie contemporaine, dans l’expression d’un discours environnemental engagé.

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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