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Affiche Festival Photo La Gacilly 2019.j

FESTIVAL DE LA GACILLY

JARDIN BOTANIQUE  

LE VÉGÉTARIUM, LE GRAND CHÊNE, AGORA, LA PRAIRIE, LE LABYRINTHE VÉGÉTAL

 

FESTIVAL LA GACILLY Zone 4 Jardin botani

 

SERGEY PROKUDIN-GORSKY > LES COULEURS DE L’EMPIRE

 

Tout paraît si moderne, si contemporain. Les photographies de Sergey Prokudin-Gorsky ont pourtant toutes été prises entre 1905 et 1915. Chimiste, membre de l’Institut Technique Impérial russe, il élabore avec son professeur Adolf Miethe une technique de séparation des couleurs qui le conduira à inventer les premières diapositives couleurs. En permettant la superposition successive de trois plaques monochromes, il parvint à resynthétiser les couleurs d’origine d’une prise de vue. Dans le sillage de la Révolution russe de 1905, il part immortaliser toutes les diversités de l’Empire. On a du mal à imaginer que ces fragments d’histoire n’ont pas subi une re-colorisation à la main. Il n’en est rien. Conservées à la Bibliothèque du Congrès de Washington, aux Etats-Unis, chacune de ces photographies, méconnues en Europe, sont présentées dans leur état original, parfaitement restauré.

 

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MAIA FLORE > HARMONIES

 

« Ceux qui rêvent le jour sont conscients de plusieurs choses qui échappent à ceux qui ne rêvent que la nuit. » En citant Edgar Allan Poe pour présenter sa série Sleep Elevation, la photographe Maia Flore, membre de l’agence VU, annonce la couleur. Elle aurait pu citer tout aussi bien Lewis Caroll tant ses images présentées dans cette sélection sont empreintes de poésie et d’un étrange onirisme. Notamment formée à la prestigieuse école des Gobelins de Paris, elle allie l’art de la photographie avec une certaine maîtrise du montage, lui permettant ainsi de créer des ponts entre le réel et l’imaginaire. Des images apaisantes de corps flottant dans les airs comme des plumes qui nous emmènent de l’autre côté du miroir. Un exercice de style sur le rapport entre le corps et la nature : l’une des lignes de réflexion qui anime le Festival de La Gacilly depuis ses débuts.

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VALERIO VINCENZO > BORDERLINE, LES FRONTIÈRES DE LA PAIX

 

Valerio Vincenzo explore depuis une dizaine d’années les frontières européennes et les quelques 20 000 kilomètres de démarcations aujourd’hui estompées du fait de la libre circulation. Signifiées par une route, une clôture électrique, une rivière, de la peinture à même l’asphalte ou une borne kilométrique, ces frontières revêtent toutes les formes. En jouant avec les lignes d’horizon et les lignes de fuite, le photographe italien s’amuse à illustrer ces barrières qui n’en sont plus, à montrer ce que l’œil ne voit pas. Borderline est une ode à cette Europe qui connaît la paix et la liberté des peuples, à l’heure où les nations tendent à se refermer sur elles-mêmes.

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MARCO ZORZANELLO > TOURISME CLIMATIQUE

 

Le domaine skiable des Dolomites en Italie, le Jourdain, la mer Morte et le Groenland ont un point commun : tous ces lieux sont les théâtres du phénomène que le photographe italien Marco Zorzanello désigne comme ceux du « tourisme climatique ». Alors que sur les montagnes italiennes la neige est réduite à peau de chagrin ; alors que le niveau de la mer intérieure salée d’Israël et de Jordanie atteint des niveaux bas jamais vus ; alors que la calotte glaciaire fond à vue d’oeil : les touristes continuent d’affluer dans ces régions du monde bouleversées par le réchauffement climatique. Derrière l’absurdité et l’aspect burlesque de ces photos, il y a une réalité bien plus grave. Celle de l’être humain naïf qui feint de nier l’évidence pour ne pas changer son mode de vie et n’agit pas en conséquence pour éviter la catastrophe annoncée. Marco Zorzanello est le lauréat 2018 du Prix Photo Fondation Yves Rocher en partenariat avec Visa pour l’Image. Une bourse de 8000 euros lui a été remise pour la réalisation de son opus sur le Groenland. Son travail est pour la première fois présenté dans sa totalité.

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JUAN MANUEL CASTRO PRIETO > PORTUGAL, RENAÎTRE DE SES CENDRES

Au Portugal, de nombreuses terres agricoles ont été de plus en plus délaissées par les propriétaires, laissant place à de vastes territoires forestiers. L’activité papetière étant très importante et très rentable dans le pays, une monoculture intensive de pins maritimes, mais surtout d’eucalyptus s’est rapidement développé. L’eucalyptus, arbre nécessaire à la fabrication du papier, est aussi extrêmement invasif et hautement inflammable. Confronté depuis quelques années à des canicules importantes en été, le Portugal fait aussi face à une recrudescence de feux de forêts, toujours plus intenses, toujours plus dévastateurs… toujours plus meurtriers. Pour la Fondation Yves Rocher, le photographe espagnol Juan Manuel Castro Prieto, membre de l’agence Vu, s’est rendu dans les forêts dévastées de la région de Monchique, dans le sud du pays, pour témoigner des ravages de ce fléau et rencontrer celles et ceux qui luttent pour l’endiguer. Avec son style si particulier, d’inspiration documentaire et artistique, Castro Prieto apporte sa touche pleine d’humanité à cette nature ravagée.

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AXELLE DE RUSSÉ > TOGO, LES JARDINIERS DE LA FORÊT

« L’arbre guérit, l’arbre nourrit, l’arbre regénère, l’arbre accueille l’esprit des défunts », prévient un dicton togolais. Le visiteur peut penser, au premier abord, qu’une harmonie s’est instaurée au fil du temps entre le peuple de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest et son environnement. La région des Plateaux offre l’image d’une forêt tropicale idyllique avec ses cascades nichées au cœur d’une végétation luxuriante. Et pourtant. Le déboisement fait disparaître 15 000 hectares chaque année et le recours aux engrais censés optimiser la production a entraîné une dégradation des sols cultivés. La photojournaliste Axelle de Russé, reconnue pour son travail sur les grands maux de nos sociétés, s’est rendue dans la région de Kpalimé pour montrer le quotidien d’un monde paysan qui refuse de voir mourir ses terres en plantant dans les champs des arbres fertilitaires, fixateurs d’azote. Ce programme, initié par l’ONG APAF (Association pour la promotion des arbres fertilitaires, de l’agroforesterie et la foresterie) et soutenu par la Fondation Yves Rocher, a pour objectif de planter 1,7 million d’arbres d’ici 2020 et permet déjà de faire vivre 25 000 producteurs dans tout le pays. Gros plan sur ces nouveaux adeptes de l’agroforesterie en Afrique qui se révèlent les précurseurs de la renaissance de tout un continent .

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GUILLAUME HERBAUT > À L’EST, LES FORÊTS FONT DE LA RÉSISTANCE

 

La déforestation ignore les frontières. Elle sévit partout, même en Europe. En Pologne, qui abrite notamment la plus grande et la plus vieille forêt primaire d’Europe, mais également en Roumanie, qui héberge deux tiers des dernières forêts primaires du continent (hors Russie). En Ukraine aussi, où le trafic de l’ambre dévaste aveuglément des hectares entiers de surface forestière. Pour témoigner de la mise en péril de cet héritage et de ce patrimoine biologique et écologique unique, vieux de plusieurs milliers d’années, Guillaume Herbaut s’est lancé avec le soutien de la Fondation Yves Rocher dans ce road-trip photographique. De Pripiat et Tchernobyl en Ukraine jusqu’à la forêt de Gemenc en Hongrie, il raconte les enjeux écologiques, économiques et sociologiques majeurs qui se jouent dans la lutte contre la déforestation.

 

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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