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Affiche Festival Photo La Gacilly 2019.j

FESTIVAL DE LA GACILLY 

BOUT DU PONT  

PLACE DE LA FERRONNERIE, MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE, JARDIN DE LA PASSERELLE,

JARDIN DE L'AFF

FESTIVAL LA GACILLY Zone 1 Bout du pont.

 

ALEXANDER GRONSKY > PAYSAGES URBAINS

 

Se définissant lui-même comme un photographe de « paysages », Alexander Gronsky, originaire d’Estonie, ne manque pourtant pas de raconter des histoires dans ses travaux. Celles de vies isolées et silencieuses. En jouant avec les perspectives, son sens de la composition et sa maîtrise des lumières lui permettent de rapprocher ses images de la peinture traditionnelle russe. Comme dans sa série Reconstruction, où il revisite les codes de la peinture guerrière en photographiant des amateurs lors des scènes de reconstitutions militaires – et ainsi recompose de grandes batailles historiques. Son autre série, The Edge, se focalise sur l’enneigement à Moscou et offre une réflexion sur l’isolement de l’être humain au sein d’un environnement urbain.

 

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ALEXANDER RODCHENKO > L’ŒIL RÉVOLUTIONNAIRE DU CONSTRUCTIVISME

 

S’il se manifeste dans la philosophie et les sciences sociales, le constructivisme, dans le domaine artistique, désigne un mouvement s’intéressant à l’organisation des plans et à l’expression du volume tout en utilisant des matériels de l’époque industrielle. Il apparaît au début du XXe siècle en Russie sous l’influence d’Alexander Mikhaïlovitch Rodchenko. Né en 1891 à Saint-Pétersbourg, ce peintre, sculpteur et photographe avait plusieurs cordes à son arc. Ses premières compositions constructivistes sont exposées dès 1915 dans les manifestations avant-gardistes tandis que la Confédération des artistes peintres de Moscou lui organise sa première exposition individuelle en 1918 alors qu’il n’a pas encore 30 ans. Figure dominante de la période se situant entre la révolution de 1917 et le début de la seconde guerre mondiale en Union soviétique, il se met au service de l’idéal stalinien mais participe surtout à la création d’un nouveau langage pictural, à la mise en place de nouvelles valeurs esthétiques ainsi qu’à la remise en question de la place de l’artiste dans la société. Des innovations qui continuent d’influencer le paysage artistique actuel. Alexander Rodchenko a introduit la pensée conceptuelle dans la photographie, révolutionnant ce medium pour en faire un art à part entière.

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SERGEY MAXIMISHIN > L’ESPRIT SLAVE

 

Il est né à Kerch, en Crimée. Cette péninsule abritant la flotte militaire russe sur les bords de la mer Noire appartenait alors à la République d’Ukraine. Jusqu’en 2014, quand la région fut rattachée à la Russie. Mais peu importe pour Sergey Maximishin d’où il vient. Il est slave avant tout. Voici bien longtemps d’ailleurs qu’il a quitté sa terre natale pour poursuivre à Léningrad (aujourd’hui Saint-Petersbourg) des études de physique. La photographie ? Elle est venue à lui par hasard au cours de son service militaire où on le propulsa reporter des armées. Depuis la chute du communisme, il n’a de cesse de photographier la schizophrénie d’un peuple, de son peuple. « La Russie est un pays sans plafond ni plancher, aime-t-il rappeler. Le génie et la bêtise, la pauvreté et la richesse, la bassesse et la noblesse, le bien et le mal ne sont pas limités dans leurs manifestations. » Il en tire ces images d’une société fière de son iconographie religieuse orthodoxe, mais pouvant tout aussi bien s’amuser de son passé stalino-marxiste : on croise dans ses photographies des hommes dénudés dans un banya traditionnel, un sosie de Lénine sur la Place Rouge, des moines sous la neige portant une icône du Christ. En Russie, on peut à la fois flirter avec la misère et les excès de la vie, mais aussi s’enfoncer dans la nostalgie ou l’anticonformisme. Voyage à la rencontre de cet esprit slave, marqué par une douce folie que ne renierait en rien Dostoïevski.

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KASIA STREK > LES DERNIÈRES GUEULES NOIRES DE POLOGNE

 

Elle a longtemps été considérée comme la fierté nationale de la Pologne. L’industrie minière de ce pays d’Europe de l’Est est pourtant aujourd’hui en déclin. À l’heure de la gloire du capitalisme et de l’urgence cruciale du développement des énergies propres, ces mineurs sont de moins en moins nombreux – mais toujours éminemment respectés, autant qu’un enseignant ou un médecin. 100 000 contre 400 000 en 1990, ces travailleurs de l’industrie du charbon produisent néanmoins 80 % de l’électricité du pays. Depuis les entrailles de la terre où l’on progresse dans une chaleur étouffante en pataugeant dans la boue jusqu’aux villes de Radlin, Budryk, Bytom et ces bâtiments aux briques noircies par la pollution, la photographe polonaise Kasia Strek est partie explorer les réminiscences d’un monde en train de disparaître.

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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