top of page
_Affiche Festival Guilvinec-Léchiagat 2026.jpg

FESTIVAL LA MER EN PARTAGE
LÉCHIAGAT

_3 Léchiagat.jpg

 

MAURIZIO BORRIELLO > NUSANTARA, L’ESPACE ENTRE LES ÎLES

 

Le titre de cette série fait référence au nom donné à l’archipel indonésien : Nusantara (nusa pour îles, antara pour entre) et bientôt à sa nouvelle capitale. Dans cette optique géopolitique, la mer est partie intégrante du territoire national. En fait, l’archipel est considéré comme un espace maritime parsemé d’îles et non comme une entité terrestre définie par ses îles. Cette vision résonne fortement avec les principes esthétiques de l’art est-asiatique, où le vide a autant de sens que les formes qu’il entoure. À travers le prisme de la construction navale traditionnelle, Maurizio montre comment les communautés côtières naviguent entre pressions écologiques et économiques. Ses images révèlent à la fois la résilience ancrée dans ces pratiques et la fragilité croissante des cultures maritimes face à une transformation profonde.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥

 

FRANCK DESPLANQUES > AUSTRAL, LES ENGAGÉS POUR L’OCÉAN

 

Cette série est le fruit du projet pluridisciplinaire « Austral, les engagés pour l’océan ». Il rassemble des scientifiques, des personnalités engagées dans la préservation des océans et un photographe à bord du navire Marion Dufresne. Le travail de Franck Desplanques fait le lien entre tous les protagonistes dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Ce travail photographique se compose d’images en couleur et en noir et blanc, aux traitements particuliers. Inspirées par l’utilisation des microscopes électroniques, elles passent du positif au négatif, donnant l’impression radiographier le navire et son équipage. Elles juxtaposent l’espace immense de l’Austral à l’infiniment petit des échantillons collectés par les scientifiques. Elles transforment les portraits grâce à l’application de produits chimiques utilisés par les scientifiques lors de leurs protocoles de recherche. Il s’agit d’un essai artistique complet entremêlant une multitude d’environnements, d’ambiance et de personnalités. La série a été réalisée en collaboration avec Stéphanie Jacquet, membre du CNRS et océanographe.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥

 

BRUNO ESTRADE > HOMO + MARIS

 

Avec Bruno Estrade tout est affaire de décalage, de contrepied et d’humour. Pas d’océan en Moselle, qu’à cela ne tienne ! Il invente des images ancrées dans la tradition estivale des vacances en bord de mer. La série de Bruno s’articule autour de 10 images. Autant de cartes postales aux saveurs iodées réalisées autour d’une idée avec un personnage mis en scène avec ses accessoires péchés chez Emmaüs ou à la Croix-Rouge. Ces vacances ne sont pas seulement une destination, mais une expérience photographique humaine faite de générosité, de liberté et de souvenirs communs. Le photographe nous invite à un moment suspendu, où le temps s’étire pour laisser place au partage et à la complicité. Les titres des photographies sont autant de clins d’œil et de références croisées aux cultures maritimes et du Grand Est.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥

 

ÉRIC LAFORGUE > TRAVERSÉE

 

La série Traversée explore la part intime et collective d’un voyage en ferry, ce moment suspendu que tant de voyageurs partagent sans vraiment s’y attarder. À bord, chacun quitte la voiture, son cocon familier, pour pénétrer dans un espace flottant où les repères se brouillent. Éric Laforgue saisit cette transition : l’excitation de monter sur ces géants de métal, le plaisir d’avancer vers le pont pour découvrir l’horizon qui s’ouvre, la lumière du soir qui glisse sur la mer, et ce sentiment d’entre-deux où l’on ne sait plus très bien si l’on part ou si l’on revient. Ses images restituent l’atmosphère si particulière de ces traversées, où l’on attend comme dans une gare, mais sans mouvement, porté par le roulis. Il s’intéresse aux postures discrètes des passagers, à leurs silences, à leurs gestes simples lorsqu’ils scrutent la mer ou se réfugient dans un salon au décor parfois suranné.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥

 

ISABELLE SERRO > ODYSSÉE D’UN PEUPLE AUTOCHTONE

 

San Blas, Panama. Un chapelet de 365 îles, magnifiques et vulnérables, où les Gounas vivent au rythme de la mer. La montée des eaux accélère l’érosion et rend inévitable un départ vers la terre ferme. Pourtant, derrière la figure médiatique des réfugiés climatiques, se dessine une responsabilité partagée : sur l’île de Gardi Sugdub, le corail utilisé pour renforcer la côte a fragilisé les récifs protecteurs ; l’absence d’eau potable a installé le plastique comme solution de survie, puis comme menace. À travers des scènes du quotidien, ce récit photographique met en lumière un lien frontal entre l’homme et la mer, ressource, frontière, arbitre. Ici, l’exil commence avant le départ : il s’inscrit déjà dans le paysage.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥

 

MARC CHAUMEIL > LES FANTÔMES DES PLAGES DE LIMA

 

Le 15 janvier 2022, l’éruption d’un volcan sous-marin des îles Tonga provoque une gigantesque vague de tsunami dans l’océan Pacifique. À 10 000 kilomètres de là, sur les côtes du Pérou, le tanker Mare Doricium rompt ses amarres alors qu’il est en cours de déchargement à la raffinerie Repsol de La Pampilla. 12 000 barils de pétrole brut s’échappent de ses cales. De nombreux volontaires tentent de faire face avec les moyens du bord, rejoints le 23 janvier par des professionnels de la dépollution et des militaires. Mais le 25 janvier, les oléoducs d’approvisionnement de la raffinerie laissent s’échapper une nouvelle fuite. Cent quarante kilomètres de côtes et 2500 hectares de zones protégées ont été souillés, provoquant des pertes économiques dans les secteurs de la pêche et du tourisme évaluées à plus de 4,5 milliards de dollars.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥

 

THIBAUT VERGOZ > LE JUAN DE LA COSA, L’ANGE GARDIEN DES PÊCHEURS

 

Dans le golfe de Gascogne, le navire-hôpital Juan de la Cosa – 75 m de long – porte assistance à tout bateau dans le besoin. Dans un souci d’équité avec les gens de mer, l’Espagne propose un service public, jusqu’en 2006 essentiellement terrestre, à la sphère maritime. Basé à Santander, le Juan de la Cosa navigue 290 jours par an. Il suit les flottilles de pêcheurs, en proie à la fatigue et aux accidents, soit environ un millier de bateaux et une population de 10 000 pêcheurs. L’accès aux soins se fait sans distinction aucune. Le personnel soignant est équipé pour prodiguer des soins intensifs, au-delà des 200 milles. José Manuel Gonzalez Vallecillo, médecin de bord, est précurseur d’un dispositif unique initié dans les années 1990 par la sécurité sociale espagnole. En plus de sa fonction médicale, le Juan de la Cosa a aussi une fonction d’assistance technique et logistique à tous les bateaux. Il dispose aussi d’un laboratoire permettant la réalisation de recherches océanographiques. Thibaut Vergoz et le journaliste Camille Lin ont pu embarquer à bord de ce navire-hôpital.

 

Sélection

 

Commentaire ♥♥♥♥

© 2017 Eric Poulhe Photographie

bottom of page