FESTIVAL LA MER EN PARTAGE
GUILVINEC - CÔTÉ TERRE

MANON LANJOUÈRE > LES PARTICULES : LE CONTE HUMAIN D’UNE EAU QUI MEURT
Le travail de Manon Lanjouère porte sur la pollution microplastique et son impact sur les micro-organismes. Ces particules plastiques inférieures à cinq millimètres constituent l’essentiel de la pollution plastique de l’océan. De par leurs très petites tailles, elles passent entre les mailles du filet et ne peuvent malheureusement pas être récupérées. Manon a entamé cette série avec des scientifiques à bord de la goélette Tara en 2021. S’inspirant de l’herbier de la photographe pionnière Anna Atkins (1799-1871), elle a utilisé des déchets plastiques pour inventer ses images cyanotypes augmentées de peinture. Dans son atelier, elle crée des sculptures à partir des déchets, des modélisations en 3 D ou réalise des photomontages qu’elle photographie dans un second temps pour imiter des formes d’organismes vivants. Résultat : une vraie-fausse classification scientifique et poétique où tout ressemble à la vie, mais n’est qu’objet inerte sans âme. Ouvrage paru aux éditions The Eyes.
Sélection

Les Particules, le conte humain d’une eau qui meurt Cotons-tiges # 2022-2023

Les Particules, le conte humain d’une eau qui meurt Sections de filet # 2022-2023

Les Particules, le conte humain d’une eau qui meurt Pailles pour boire # 2022-2023

Les Particules, le conte humain d’une eau qui meurt Cotons-tiges # 2022-2023
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AXELLE DE RUSSÉ > LES PÔLES PASSENT AU ROUGE
Axelle de Russé se passionne pour les extrêmes : nord et sud. Tout au nord du globe, à près de 1000 kilomètres du pôle, se trouve l’archipel norvégien du Svalbard. C’est là, dans ces confins, que le réchauffement climatique est le plus significatif : depuis 1960, la température y a augmenté de 8°C en hiver, et 6°C en été. Tout au Sud, en Patagonie chilienne, Puerto Williams, l’agglomération la plus australe vit les mêmes phénomènes de bouleversement climatique.
L’obscurité des photos de nuit vise à exprimer l’évanescence d’un monde fragile, en danger. Axelle cherche à suggérer la sensation de chaleur grâce au procédé de l’infrarouge. Il permet de mettre en valeur ce qui n’est pas perceptible à l’œil humain en transformant la colorimétrie de l’image. À la prise de vue, les points les « plus chauds » deviennent magenta. Axelle veut montrer une beauté extraordinaire, insolente. C’est finalement une sensation d’apaisement qu’elle veut partager. Pour elle, « ce projet n’est pas un plaidoyer, mais une déclaration d’amour. »
Sélection

Attractions polaires – La nuit la plus longue La tempête Le dérèglement climatique à Longyearbyen est important, confrontant les habitants à de nouveaux phénomènes. Pluie, coulées de boue et surtout avalanches meurtrières (en 2015 et 2017). Suite à ces drames, des mesures ont été prises par les autorités. 400 maisons ont été rasées, jugées trop dangereuses. # Longyearbyen, Spitzberg, Svalbard, Norvège, décembre 2018

Attractions polaires – La nuit la plus longue Pas de deux Photographie infrarouge Grâce à une meilleure accessibilité et à un climat plus doux, le tourisme a explosé au Svalbard. Et ce n’est que le début. Le nombre de personnes qui atterrissent à Longyearbyen est passé de 29 000 en 1996 à 83 000 en 2016. Une augmentation de 186% en 20 ans. # Longyearbyen, Spitzberg, Svalbard, Norvège, février 2020

Attractions polaires - Terre de glace, Terre de feu Le supermarché Photographie infrarouge # Puerto Williams, Patagonie, Chili, avril 2025

Attractions polaires – La nuit la plus longue La tempête Le dérèglement climatique à Longyearbyen est important, confrontant les habitants à de nouveaux phénomènes. Pluie, coulées de boue et surtout avalanches meurtrières (en 2015 et 2017). Suite à ces drames, des mesures ont été prises par les autorités. 400 maisons ont été rasées, jugées trop dangereuses. # Longyearbyen, Spitzberg, Svalbard, Norvège, décembre 2018
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PARISA BAJELAN > CHANGEMENT DE CAP
À Shibderaz sur l’île de Qeshm, la plus grande île du Golfe Persique, les habitants ont renoncé à consommer les œufs de tortues marines dites à écailles. Un premier pas vers un changement culturel… et de mode de vie que l’on doit en premier lieu à Jima. Son idée était de les protéger des nombreuses menaces qui pèsent sur elles. Cette série d’images raconte cette transformation vertueuse dont Jima est la courageuse cheffe de file. En sortant du rôle restreint attribué aux femmes, elle a convaincu d’autres familles de l’importance de cette protection. Ainsi des habitant.e.s ont passé de longues nuits à mettre les œufs en sécurité et à prendre soin des nouveau-nés. Vivant de l’écotourisme, les familles ont développé une activité de création d’objets artisanaux inspirés des tortues. Au fil des jours et des nuits, Parisa Bajelan a mis en lumière tous les efforts d’une communauté pour préserver une espèce menacée et protéger un équilibre fragile entre les humains et la mer.
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Changement de cap Lors d’une patrouille nocturne, un garde découvre les traces fraîches d’une tortue mère sur le rivage. # Shibderaz, Île de Qeshm, Iran, années 2020

Changement de cap Sous la lumière de pleine lune, une tortue femelle termine le processus de nidification et retourne à la mer. # Shibderaz, Île de Qeshm, Iran, années 2020

Changement de cap Des villageois qui consommaient autrefois des œufs de tortue les déplacent désormais vers un endroit sûr après avoir pris conscience de l’importance de cette espèce menacée. # Shibderaz, Île de Qeshm, Iran, années 2020

Changement de cap Lors d’une patrouille nocturne, un garde découvre les traces fraîches d’une tortue mère sur le rivage. # Shibderaz, Île de Qeshm, Iran, années 2020
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PHOTOS ANCIENNES > LE GUILVINEC AVANT LA CRIÉE
Cette année, notre sélection de photos anciennes met le port et les rues du Guilvinec à l’honneur. Les cartes postales racontent un port-ville de la première moitié du XXe siècle qui n’a pas encore sa criée. Pourtant, la pêche, ses hommes et ses métiers sont au cœur de l’activité de la ville. Les jeunes apprennent à ramender les filets. Les marins débarquent la pêche du jour ; ils réparent les bateaux. Ils font sécher les filets devant l’Abri du marin. Enfin, les vues aériennes permettent de comparer aisément le port d’hier et celui d’aujourd’hui.
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Photos anciennes # Guilvinec, France, début des années 1900

Photos anciennes # Guilvinec, France, début des années 1900

Photos anciennes # Guilvinec, France, début des années 1900

Photos anciennes # Guilvinec, France, début des années 1900
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GAËLLE DE TRESCADEC > LA LIGNE DU VIVANT
Gaëlle de Trescadec, fascinée par les tempêtes à terre comme en mer, embarque sur des bateaux de pêche artisanale. Mundaka est le premier à l’accueillir et lui donne l’opportunité de ses premiers clichés. Cette série est le fruit d’une immersion de dix ans (2014-2024) entre la Chaussée et le Raz de Sein. Les images de Gaëlle interrogent le devenir de ce métier dans un contexte maritime en pleine mutation et proposent une réflexion sur un océan partagé, à la fois espace de liberté, de travail, de transmission et d’avenir. Alternant scènes de pêche auprès des ligneurs et fileyeurs et portraits réalisés en mer, cette série suit plusieurs trajectoires individuelles : la génération des Jean-Marc, Denis et Olivier transmettant leurs savoirs aux jeunes comme Anatole et Anatole. Des mousses, des matelots des patrons, incarnant la continuité de la pêche artisanale et dont elle a gagné la confiance.
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Les hommes et la mer Dans les déferlantes Le Plujadur, ligneur du Raz de Sein, en dérive au cœur des déferlantes de La Plade. Une image saisie depuis le pont du Mundaka, ligneur d’Olivier, lors d’une session de pêche intense. # Entre la Chaussée et le Raz de Sein, France, 2014-2024

Les hommes et la mer # Entre la Chaussée et le Raz de Sein, France, 2014-2024

Les hommes et la mer Victor et un lieu jaune Presque les yeux dans les yeux, la beauté du geste au petit jour sur la Chaussée de Sein à bord de son ligneur Nemrod # Entre la Chaussée et le Raz de Sein, France, 2014-2024

Les hommes et la mer Dans les déferlantes Le Plujadur, ligneur du Raz de Sein, en dérive au cœur des déferlantes de La Plade. Une image saisie depuis le pont du Mundaka, ligneur d’Olivier, lors d’une session de pêche intense. # Entre la Chaussée et le Raz de Sein, France, 2014-2024
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PHILIPPE GESLIN > LA BANQUISE EN PARTAGE
Au mois de mars, au nord-ouest du Groenland, par-delà la baie de Melville, Philippe Geslin est accueilli dans une petite communauté inuite. Les hommes scrutent la mer. Elle est leur territoire de chasse et de pêche. Ours, phoques, narval, morses et morues. Les corps des flétans sont fichés dans la neige, à la verticale. Ils font fuir les grands corbeaux. Les coques des bateaux pointent sous la neige. Les icebergs passent au large et dans le village sèchent les peaux d’ours blanc qui feront les pantalons bien chauds. Ici on chasse et pêche uniquement ce dont on a besoin pour vivre. Pour chaque proie prélevée, on remercie Sedna, la déesse de la mer. La mer en partage, en tout temps, en toute saison, entre les êtres qui la peuplent, les esprits et les âmes des ancêtres. Ce partage s’est construit sur des millénaires. Son équilibre est plus fragile que jamais. Il vacille sous les coups de boutoir politiques, économiques et le changement climatique.
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