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FESTIVAL LES FEMMES S’EXPOSENT 
CÔTÉ PLAGE

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CHIARA NEGRELLO > AU-DESSUS DES CHAMPS (VIETNAM)

 

Dans le delta du Mékong, au Vietnam, les rizières sont parfois désertes : plus de paysans au chapeau conique, le dos courbé par un travail épuisant. Cette image est bouleversée par les progrès des nouvelles technologies. Désormais, des drones, équipés d’intelligence artificielle, y travaillent. Ils sèment, pulvérisent des pesticides, épandent des engrais. Il faut s’en servir dans des conditions maîtrisées afin d’éviter les dispersions dans les écosystèmes environnants, mais ils permettent d’utiliser moins d’additifs qu’avec une application manuelle et réduisent d’au moins 50 % les besoins en main-d’œuvre. Les jeunes locaux ont changé de métier, découvrant celui de pilote de drone. Ces machines portent la promesse d’une agriculture plus productive et durable, attentive à la préservation des ressources, face à une demande alimentaire croissante et aux pressions climatiques. Nouveau mirage technologique ou réelle solution pérenne ?

 

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VÉRONIQUE DE VIGUERIE > LE MIRAGE VERT (ÉMIRATS ARABES UNIS)

 

Ce reportage photographique explore les contradictions des Émirats arabes unis, où coexistent ambitions écologiques futuristes et dépendance massive aux énergies fossiles. Entre documentaire et satire visuelle, il met en lumière le décalage entre le discours « vert » et la réalité – air conditionné omniprésent, pistes de ski en intérieur, plages climatisées, désalinisation très énergivore de l’eau… La lutte contre le dérèglement climatique se transforme souvent en spectacle : villes vitrines « zéro carbone », tourisme étiqueté « durable » mais ultraconsommateur, nature artificialisée ou verdoyante à grand renfort d’eau et de technologie. En parallèle, il révèle certaines formes discrètes de résilience : des pratiques bédouines fondées sur la sobriété, l’adaptation aux cycles naturels, la création de microclimats dans les oasis. « Mirage vert » nous incite à réfléchir sur nos propres mirages écologiques…

 

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ANNE-LOU BUZOT > LA THÉORIE DE L’HORIZON INCLINÉ

 

La photographie naît au XIXe siècle, et très vite, elle impressionne par sa capacité à reproduire fidèlement la réalité, si bien qu’on lui prête volontiers une valeur de preuve. Or sur les photographies de bord de mer, l’horizon apparaît incliné... Dès lors, une question émerge dans les cercles d’érudits : l’horizon le serait-il réellement ? C’est le point de départ d’une histoire incongrue dont seule la photographie a le secret. Une histoire qu’Anne-Lou Buzot parvient à reconstituer peu à peu, grâce à la découverte de fragments d’archives inédites. Plusieurs « sociétés de l’horizon incliné » se sont succédé au fil des décennies, et comptaient visiblement parmi leurs membres quelques Houlgatais·e·s qui, de génération en génération, ont étudié et documenté l’inclinaison de l’horizon. C’est donc sur leurs traces que la photographe a mené l’enquête durant sa résidence à Houlgate.

 

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 DANIELA SALA > LE COÛT CACHÉ DE LA DOUCEUR (MONGOLIE)

 

On associe le cachemire à la douceur et à l’élégance intemporelle. Mais, aujourd’hui, sa relative démocratisation a entraîné une production massive qui a déclenché une catastrophe écologique et sociétale en Mongolie. Plus de 40 % de la fibre brute provient de ses steppes. Autrefois rare et saisonnier, lié au commerce local, le cachemire est devenu une matière première de grande consommation exportée vers le marché mondial. Les prix imposés par des acheteurs lointains rendent les familles d’éleveurs dépendantes d’un revenu unique et instable. Elles accroissent leurs troupeaux qui dégradent 76 % des pâturages du pays et accélèrent sa désertification – le nombre de chèvres est passé de 7 à 22 millions en trente ans. Derrière les affirmations de cachemire durable, le luxe repose sur l’érosion des écosystèmes, des traditions et des liens familiaux.

 

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FLORE PRÉBAY > ONIRIQUE

 

La série « Onirique » explore un espace liminaire entre photographie et peinture, une balade poétique entre sensation, flottement et vision personnelle. Flore Prébay capture chaque scène en pose longue, met en scène des silhouettes mouvantes et des corps suggérés, et offre une perception onirique du réel. Chaque image est imprimée puis retravaillée à l’aquarelle, les fonds peints à la main, avant une ultime intervention numérique. Ce travail expérimental, mêlant strates, couleurs et gestes, est un laboratoire où l’artiste explore et invente. De cette série est née sa démarche actuelle, combinant approche plasticienne et sensibilité documentaire, attentive à la fragilité du visible et à la portée émotionnelle des récits d’où émane une certaine mélancolie.

 

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© 2017 Eric Poulhe Photographie

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